Ardent défenseur de l’architecture, Max Querrien est mort

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Fondateur d’une politique publique de l’architecture, acteur déterminé de la défense du patrimoine, ce conseiller d’Etat a œuvré auprès d’André Malraux et de Jack Lang. Il est mort le 29 mars, à l’âge de 97 ans.

Max Querrien, en 2007.
Max Querrien, en 2007. PHOTOPQR/OUEST FRANCE

L’architecture a perdu l’un de ses plus ardents défenseurs, lui qui en parlait admirablement et avec délectation. Il aimait aussi la jeunesse, la dialectique et la révolution, tout en appartenant au respectable et très institutionnel Conseil d’Etat.

Max Querrien, qui est mort à 97 ans, le 29 mars, à Paimpol (Côtes-d’Armor) était breton. Né le 14 juin 1921 à Concarneau (Finistère) d’un père originaire de l’île de Bréhat et d’une mère malouine, il restera toujours fidèle à Bréhat.

Après des études de droit et de sciences politiques, il entre au Conseil d’Etat directement sur concours en avril 1946, comme auditeur, alors qu’il venait d’être admis à l’ENA où il n’est resté que quatre mois. Il sera nommé maître des requêtes en 1954 et conseiller en 1970.

Auprès d’André Malraux

C’est d’abord à la section du contentieux, puis essentiellement à la section des travaux publics qu’il œuvrera. Entre 1954 et 1962, il sera détaché auprès de différents ministres. Son action comme directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la reconstruction et au logement (1956-1957), et la rédaction d’un rapport sur les « conditions dans lesquelles l’Etat et les collectivités publiques recourent aux architectes… » lui vaudront d’être nommé, en 1963, directeur de l’architecture auprès d’André Malraux au tout nouveau ministère des affaires culturelles, une exception française.

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